En 2024, 43 % des cyberattaques ciblaient des petites entreprises — et seule une sur cinq a survécu à une attaque majeure. Pourtant, la protection de base n'est ni complexe ni coûteuse. Voici les 5 pratiques qui font vraiment la différence.

Pourquoi les TPE sont des cibles privilégiées ?

Les hackers savent que les petites entreprises ont rarement un service IT dédié, utilisent souvent des logiciels obsolètes ou non mis à jour, et que leurs collaborateurs n'ont pas été formés aux menaces actuelles. Elles sont aussi parfois un point d'entrée vers de plus grandes entreprises avec lesquelles elles travaillent.

Bonne pratique n°1 : Des mots de passe forts et uniques

C'est la base, et pourtant la cause de la majorité des intrusions. Un bon mot de passe fait au moins 12 caractères, mélange lettres, chiffres et symboles, et est différent pour chaque service.

Action concrète : adoptez un gestionnaire de mots de passe (Bitwarden, 1Password) pour toute votre équipe. Activez l'authentification à deux facteurs (2FA) sur tous les comptes critiques : email, accès cloud, logiciels métiers.

Bonne pratique n°2 : Mettre à jour régulièrement

La plupart des ransomwares et des intrusions exploitent des failles connues dans des logiciels non mis à jour. Windows, votre navigateur, votre antivirus, votre site WordPress — tout doit être à jour.

Action concrète : activez les mises à jour automatiques sur tous les postes. Planifiez une vérification mensuelle des mises à jour de vos logiciels métiers.

Bonne pratique n°3 : Sauvegarder selon la règle 3-2-1

Si vous êtes victime d'un ransomware (logiciel qui chiffre vos données et demande une rançon), votre seule protection réelle est d'avoir une sauvegarde récente et non compromise.

La règle 3-2-1 : 3 copies de vos données, sur 2 supports différents, dont 1 hors site (cloud ou disque externe stocké ailleurs).

Action concrète : vérifiez que vos sauvegardes sont automatiques, récentes et testez régulièrement leur restauration.

Bonne pratique n°4 : Former vos collaborateurs au phishing

Le phishing (faux emails imitant une banque, un fournisseur, un collaborateur) est la porte d'entrée numéro 1 des cyberattaques. Un collaborateur non formé clique sur un lien malveillant en toute bonne foi.

Action concrète : une session de sensibilisation de 2 heures avec votre équipe, une fois par an, suffit à réduire drastiquement le risque. Apprenez à vérifier l'adresse d'expéditeur, à ne jamais cliquer sur un lien sans vérifier, à signaler tout email suspect.

Bonne pratique n°5 : Limiter les accès selon les rôles

Chaque collaborateur ne doit accéder qu'aux données et aux outils dont il a besoin pour son travail. Si un compte est compromis, les dégâts sont limités au périmètre d'accès de ce compte.

Action concrète : revoyez les droits d'accès de vos outils, supprimez les comptes des ex-collaborateurs, n'utilisez pas de compte administrateur pour les tâches courantes.

Et ensuite ?

Ces 5 pratiques couvrent 80 % des risques pour une TPE ou PME. Pour aller plus loin : audit de sécurité de votre infrastructure, mise en place d'un VPN, surveillance active des accès.

AT HOM S SOFTWARE propose des formations en cybersécurité adaptées aux TPE et PME, ainsi qu'un accompagnement technique pour sécuriser votre infrastructure. Contactez-nous.

Tags :
cybersécurité sécurité informatique TPE PME phishing ransomware
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